Dans le cœur de Florence

Dans le cœur de FlorenceFlorence a 16 ans. Pas d’amis, pas d’amoureux. Mais elle écrit. Elle passe tout son temps à écrire dans son cahier, à imaginer, inventer, créer. Quand elle n’écrit pas, ses idées se bousculent comme une rivière en crue. Son écriture est fougueuse, déliée, pas encore domptée. Le rythme de l’urgence. Florence écrit comme elle pense.
À la maison, rien n’est simple pour Florence, et elle riposte. Coups de gueule, insolence, provocation. Elle trouve refuge sur la grève, happée par le paysage sauvage de Charlevoix. Elle parle à sa mère, qui n’est plus là. Les épaules appuyées contre la montagne, le coeur sur le rivage. Des garçons gravitent autour d’elle.
Manu, Toby, le bluesman. Florence les évite, les désire, les repousse. Seule la création lui permet de garder son équilibre, à cet âge où l’avenir ressemble à un banc de brume. Son cahier d’écriture, dont elle ne se sépare jamais, est sa bouée. Mais elle le perd. Et tout bascule. Poussée dans le vide sans parachute. Elle ira jusqu’au bout dans l’affirmation de sa création.