La prochaine fois, ce sera toi!

La prochaine fois, ce sera toi!«– Demande à madame Munro ou à quelqu’un d’autre d’appeler immédiatement une ambulance, lui ordonna monsieur Gingras en apercevant du sang couler sous la porte. Vite ! Voyant l’élève repartir à petits pas, il s’écria :
— Plus vite, nom de Dieu !
Pourtant, Barbara faisait tout son possible. Elle luttait même contre une envie folle de s’écraser par terre et d’y rester immobile. Elle atteignit finalement le bureau de la directrice.
En son absence, Mireille, la secrétaire l’accueillit :
— Monsieur Gingras veut une ambulance, souffla faiblement Barbara.
— Assieds-toi et explique lentement ce qui se passe, lui ordonna gentiment Mireille.
Barbara raconta d’un trait et sans émotion l’accident dont Marie-Pier venait d’être victime :
— J’ai l’impression que le gars l’a poussée, conclut-elle.
— Et sais-tu de qui il s’agit ? demanda Mireille tout en attrapant le combiné pour com- poser le 9-1-1.»

« À mesure que le message se transmettait, la rumeur s’alimentait et s’amplifiait. On passa de Marie-Pier “qui a culbuté” à Marie-Pier “qui a été poussée”, puis Marie-Pier “qui a été attaquée.” »

La Réglisse rouge

La Réglisse rouge« Catherine regarde Nicolas. Il est pâle.
— Et si c’était un piège ? s’inquiète-t-il.
La jeune fille prend une grande inspiration et soulève la trappe.
Ils découvrent un trou au fond duquel se trouve une boîte en carton. Elle est vieille et sent le moisi.
Catherine la sort lentement et arrache d’un coup le large ruban adhésif qui la scelle, ce qui fait sursauter Nicolas toujours sur ses gardes.
Elle rabat les côtés et…
— Des pots… ! s’exclame Nicolas. De stupides pots de crème !
Catherine les retire un à un et les pose délicatement sur le sol. Ils ne portent pas d’étiquette. Il y en a neuf.
— Pour une surprise, c’est une surprise, soupire Nicolas déçu, pendant que son amie en ouvre un.
— Et elle ne sent rien cette crème, s’étonne Catherine. »