Quatre filles intrépides

Quatre filles intrépides

Allez au Klondike pour retrouver Émilie Fortin-Tremblay, une pionnière québécoise infatigable qui a vécu avec son mari la ruée vers
l’or en 1894.

Faites le tour du monde en 72 jours avec Nellie Bly, une journaliste reporter audacieuse.

Découvrez l’Asie avec Alexandra David-Néel, une passionnée du bouddhisme qui a parcouru les montagnes de l’Himalaya,

et, finalement, rencontrez Ynes Mexia, l’une des botanistes les plus prolifiques en Amérique du Nord, qui a recueilli et nommé des milliers de plantes.

Quatre filles de caractère

Quatre filles de caractèreIl en fallait du caractère à Agathe de Repentigny pour se lancer en affaires en 1685 et réussir ! Que penser de Thérèse Casgrain qui aurait pu mener tranquillement sa petite vie de bourgeoise au lieu de se battre pour le vote des femmes et faire avancer la cause féministe. Et dire que les femmes n’ont eu le droit de vote qu’en 1940 !
Viola Desmond se dressera également contre la bêtise humaine et la ségrégation en refusant de quitter sa place au cinéma, à Halifax, en 1946.
Quant à Rachel Carson, ses recherches scientifiques et ses ouvrages auront fait avancer la science et conscien-tisé les gens sur les effets néfastes des pesticides dans les années 1960-70.

Voilà donc quatre filles
de caractère qui, à leur façon,
ont changé la face du monde.

Quatre filles en art

Quatre filles en art« J’ai eu la chance d’aller à Paris, grâce à une bourse du Conseil des Arts du Canada. Parmi les archives de la bibliothèque de la Comédie-Française, j’ai touché des lettres écrites de la main de Sarah Bernhardt.
Au Théâtre de la Ville, j’ai vu la scène d’où elle s’est fait applaudir soir après soir. Sur la rue Cambon, à la maison Chanel, je me suis assise dans l’escalier où ont défilé des centaines de mannequins sous l’œil critique de Coco Chanel. Quelle expérience ! Cela m’a permis de baigner dans l’univers de ces femmes extraordinaires.
J’ai aussi réalisé qu’être artiste, ce n’est pas seulement être talentueux en dessin ou en musique. Sarah, Agatha, Mary et Gabrielle n’étaient pas nécessairement douées quand elles ont commencé leur métier d’actrice, d’écrivaine, de chanteuse ou de designer de mode.
De plus, vers les années 1900, les femmes artistes étaient mal perçues. On disait qu’elles étaient frivoles. À leur façon, ces artistes ont exprimé ce qui les préoccupait et elles ont inventé des rythmes, des vêtements et des récits qui n’existaient pas encore. Si on les admire aujourd’hui, c’est parce qu’elles étaient passionnées et persévérantes et qu’elles n’ont pas eu peur du jugement des autres. »