Napoléon Ratté, président malgré lui

Napoléon Ratté, président malgré luiNapoléon Ratté a un prénom glorieux, mais un nom de famille qu’il changerait volontiers. Il apprend un jour que sa classe doit élire un président qui participera au conseil des élèves de l’école. Il n’a aucune envie de se présenter à la première étape qui doit déterminer quels seront les deux finalistes de cette élection à la présidence.
Mais il a peur d’être humilié s’il n’a pas un seul vote. Alors, il vote pour lui-même. Catastrophe : quelqu’un d’autre (sa blonde, pour ne rien vous cacher) vote pour lui, et deux votes suffiront pour qu’il soit de la finale.
Il devra faire une campagne électorale, avec affiches et discours. Va-t-il gagner cette présidence qu’il n’espère pas ? Le titre : Napoléon Ratté, président malgré lui laisse entendre que oui.
Pourrait-il être élu président du conseil des élèves, même s’il ne le désire pas ? Tout est difficile, mais rien n’est impossible, quand on s’appelle Napoléon Ratté.

Napoléon Ratté, le conquérant du mont Chapeau

Napoléon Ratté, le conquérant du mont Chapeau« – Mais je te promets une chose, ajoute Lisandru : je vais faire l’escalade du mont Chapeau dès cet été.
Napoléon doute que son grand-père soit capable de faire une pareille escalade. Peu de gens sont montés jusqu’en haut. Surtout, personne de cet âge. Il a entendu parler d’un passage particulièrement difficile, qu’on a surnommé « la coulée de la mort » même s’il ne s’y est jamais tué personne.
C’est une montée abrupte remplie de cailloux qui ont tendance à débouler en vous entraînant avec eux vers un précipice. (…) »

« Pour la première fois, Napoléon songe qu’il va peut-être mourir en même temps que son grand-père… »

Le décrocheur et la suppléante

Le décrocheur et la suppléante«Je dépose Pam dans sa poussette. Le garçon reste là, les bras ballants, embarrassé comme le sont souvent les ados.
Je lui dois des excuses :
— J’ai pensé que vous étiez en train d’enlever ma fille. Je suis vraiment désolée.
— Ce n’est pas grave.
Il reste là, à me regarder comme s’il se demandait où il a bien pu me rencontrer.
— J’ai été suppléante dans votre classe, il y a un an et demi.
— Oui, je m’en rappelle. Il me semble que je me souviens même de son nom.
— Roméo ? C’est ça, Roméo ? Ce n’est pas étonnant que je m’en rappelle : je m’appelle Juliette.
— Oui, puis vous, c’est madame… Dumouchel ? »

« Et nous nous mettons à rire, comme deux ados qui ne savent pas quoi se dire. »