La leçon de trombone

La leçon de trombone« Ça me prend un temps fou pour me rendre à mes cours. Et puis, un trombone, c’est plutôt encombrant. Il commence à pleuvoir.
Évidemment, je n’ai pas pris mon parapluie. Avez-vous déjà essayé de monter dans un autobus avec un parapluie ET un trombone ? Bonne chance…
J’aurais pu choisir la clarinette, le hautbois ou la trompette. Enfin, un instrument plus compact, qui se défait en morceaux qui logent dans une boîte de dimension raisonnable. Ou sinon, tant qu’à me promener avec un truc de deux mètres de long, j’aurais pu opter pour quelque chose de plus cool. Une guitare par exemple. Électrique.
(…) Non, moi, il a fallu que je choisisse un instrument plein de tuyaux qui sonne comme un lavabo. »

Le cirque Copernicus

Le cirque Copernicus« Je commençais à trouver que ce camp ne ressemblait pas du tout à des vacances et un peu trop à l’école, iProf en moins… On se serait cru à l’armée… »

«Super génial, Nick ! Une école de cirque ! Tu imagines ?
On passerait la journée à s’entraîner au lieu de faire ces foutus exercices de iProf à la noix qui ne servent à rien !
– Je vais commencer par voir ce que raconte cette pub.
… Et c’est ainsi qu’à peine deux jours après la fin de l’école, Marco et moi montions à bord d’un transporteur qui nous emmènerait au camp du cirque Copernicus.
La pub était géniale. Le camp était gratuit. Mes parents avaient finalement accepté.
Et puis c’était pour deux semaines. Vingt jours à peine. »

Un roman-savon

Un roman-savon« Miss Bigoudis a l’excellente idée de perdre connaissance. Joe, sur sa chaise, vient de passer du gris tourtière au gris charbon. L’Italienne est déjà à genoux face à une sécheuse, agitée de tremblements. Reste le macho et moi. Des feux rouges et bleus se mettent à tournoyer dans la fenêtre givrée. L’horreur de la situation m’apparaît enfin. Il est huit heures du soir, il fait noir. Nous sommes pris en otage dans une buanderette. Faut l’faire ! »

« … C’est drôle comme la vie s’obstine à remettre sur le même chemin des gens qu’un univers aurait dû séparer. Ça doit être cela le destin. La vie est un cycle. Un cycle de lavage, et pas toujours délicat. Le cycle de lavage, le cycle de la vie. Tout ce qui est propre finit par se salir. C’est un éternel recommencement. Ce fameux soir de décembre, bien malin celui qui aurait pu déceler le fil conducteur unissant l’agresseur à ses victimes. »