Cendrillon au pays des cannibales

Cendrillon au pays des cannibalesJ’accuse hier
De ne pas être demain
J’accuse les heures
De courir
Comme des pantins naïfs
J’accuse l’arbre Battu
De céder à la brise
J’accuse la mort
De venir me chercher
Sur des tapis d’étoiles

Je t’accuse
D’être là où je ne suis pas
Je m’accuse d’éteindre
Les flambeaux du cosmos
Je m’accuse d’être l’arbre
Par la brise
Battu

Et s’il y eut un génie
Ce ne fut pas moi

Des trottoirs usés
Sous mes pieds d’enfant
Résonnent la vieillesse
De jours incurables

Saturne, le cheval de cirque

Saturne, le cheval de cirque« Les chevaux existent pour faire plaisir à mon grand-père.
Je suis convaincue que les chevaux existent pour lui faire plaisir. Moi aussi, j’aime les chevaux, c’est sûr.
Mais pour mon grand-père, c’est différent, car il parle avec eux. Les chevaux, c’est pour lui comme des meilleurs amis.
Et ça, les chevaux le savent. Ils tombent en amitié avec mon grand-père dès le premier regard. »