L’île à la dérive

L'île à la dérive« Je pince le bras de Diego.
– Aïe ! Pourquoi fais-tu ça, Marianne ?
– Je voulais juste m’assurer que je ne rêvais pas. Je commençais à penser que j’étais seule dans mon cauchemar.
– Tu n’es pas seule, me confirme-t-il en frottant son bras. Je réfléchissais. Ce n’est pas logique… Les tremblements de terre, les explosions, les bruits de déchirement, le pont qui décroche… J’ai l’impression que…
– Que quoi ?
– Que l’île s’est mise à bouger.
– Ah bon ! Monsieur « Je sais tout » voudrait-il m’expliquer pourquoi l’île de Montréal bouge ? »

La mère de Marianne est partie en voyage sans elle. Pourquoi n’aurait-elle pas sa croisière, elle aussi ?

Rhapsodie bohémienne

Rhapsodie bohémienne« Je lègue, à ma nièce Marie-Pier, mon appartement ainsi que tous les meubles et objets qu’il contient. Je lui laisse également mon oeuf de varan. Elle devra en prendre soin jusqu’à son éclosion. Si l’animal survit, Marie-Pier pourra recevoir le montant de mon assurance vie, soit la somme de 400 000 $… »
Mais, c’est à n’y rien comprendre, ma mère reste silencieuse et mon père sort fâché du cabinet du notaire.
Qui était cet oncle que j’ai à peine connu ? Comment peut-il m’écrire après sa mort ? Qu’attendait-il de moi ? Involontairement, je suis plongée au coeur de mystères qui ne s’éclairciront pas de sitôt.

Le don de la septième

Le don de la septième« – La télévision et les ordinateurs n’existaient pas, mais la radio prenait beaucoup de place dans nos vies. Il y avait peu d’automobiles dans les rues et elles voisinaient les voitures tirées par les chevaux. Nous avions un frigo à la maison, mais la plupart des familles devaient se contenter d’une glacière, sorte d’armoire qu’on garnissait de blocs de glace.
– On dirait que tu parles d’un autre monde…
– Et puis, durant les dernières années de mon enfance, il y avait la guerre. À peu près à cette période, j’avais commencé à rédiger un journal personnel. »