Quand hurle la nuit

Quand hurle la nuit« Il attendit. Il attendit encore. Encore et encore, juste le temps qu’il fallait pour ne plus entendre le bruit des crocs.
Couché sous un drap de laine, Salicou tremblait un peu : et s’ils le confondaient vraiment avec un mouton?
Il espérait de toutes ses forces que les loups n’avaient plus faim, qu’ils n’auraient plus jamais faim.
Quand il fut à peu près certain que les loups avaient quitté la pièce le ventre plein, il se risqua à tendre l’oreille à l’extérieur du lit, comme un chasseur aux aguets.
Si ce n’était pas de son coeur qui bourdonnait si fort dans sa poitrine, on aurait pu entendre voler une mouche. »

« Les moutons bêlaient si fort qu’il dut se cacher sous son oreiller pour ne plus les entendre. »