La prochaine fois, ce sera toi!

La prochaine fois, ce sera toi!«– Demande à madame Munro ou à quelqu’un d’autre d’appeler immédiatement une ambulance, lui ordonna monsieur Gingras en apercevant du sang couler sous la porte. Vite ! Voyant l’élève repartir à petits pas, il s’écria :
— Plus vite, nom de Dieu !
Pourtant, Barbara faisait tout son possible. Elle luttait même contre une envie folle de s’écraser par terre et d’y rester immobile. Elle atteignit finalement le bureau de la directrice.
En son absence, Mireille, la secrétaire l’accueillit :
— Monsieur Gingras veut une ambulance, souffla faiblement Barbara.
— Assieds-toi et explique lentement ce qui se passe, lui ordonna gentiment Mireille.
Barbara raconta d’un trait et sans émotion l’accident dont Marie-Pier venait d’être victime :
— J’ai l’impression que le gars l’a poussée, conclut-elle.
— Et sais-tu de qui il s’agit ? demanda Mireille tout en attrapant le combiné pour com- poser le 9-1-1.»

« À mesure que le message se transmettait, la rumeur s’alimentait et s’amplifiait. On passa de Marie-Pier “qui a culbuté” à Marie-Pier “qui a été poussée”, puis Marie-Pier “qui a été attaquée.” »