Les loups de Masham

Les loups de MashamC’est beau, les loups. Geneviève en rêve. Serge en rêve. Quand ils se rencontrent,c’est pour plonger dans ce rêve et le partager.

Et voici que des loups apparaissent dans la région de Masham. Des loups qui se cherchent. Des loups qu’on poursuit.

Des loups qui attaquent. L’inquiétude gagne le village. La forêt devient dangereuse. On parle de loupsgarous.

Entre le rêve et le cauchemar, de vieilles histoires de famille refont surface, avec une traînée de morts.

Ne lisez pas ce livre

Ne lisez pas ce livre« — Quel est le titre du meilleur livre que t’as lu de ta vie ? m’a demandé le clochard.
— J’aime pas ça lire.
— C’est faux, a-t-il eu le culot de rétorquer.
Selon lui, j’aimais la lecture. Je l’aimais même à la folie. Le problème, c’est que je ne le savais pas encore. L’étrange bibliothécaire s’est mis à fouiller dans son chariot de livres et m’en a remis un entre les mains : Le livre maudit.
— Méfie-toi. Ce bouquin est malin. Il a
plus d’un tour dans son sac ! »

« En théorie, les livres sont faits pour être lus. Pas celui-ci. Sois sage, repose-le où tu l’as pris et sauve-toi. »

Un roman-savon

Un roman-savon« Miss Bigoudis a l’excellente idée de perdre connaissance. Joe, sur sa chaise, vient de passer du gris tourtière au gris charbon. L’Italienne est déjà à genoux face à une sécheuse, agitée de tremblements. Reste le macho et moi. Des feux rouges et bleus se mettent à tournoyer dans la fenêtre givrée. L’horreur de la situation m’apparaît enfin. Il est huit heures du soir, il fait noir. Nous sommes pris en otage dans une buanderette. Faut l’faire ! »

« … C’est drôle comme la vie s’obstine à remettre sur le même chemin des gens qu’un univers aurait dû séparer. Ça doit être cela le destin. La vie est un cycle. Un cycle de lavage, et pas toujours délicat. Le cycle de lavage, le cycle de la vie. Tout ce qui est propre finit par se salir. C’est un éternel recommencement. Ce fameux soir de décembre, bien malin celui qui aurait pu déceler le fil conducteur unissant l’agresseur à ses victimes. »