Le pisteur de vinyles

Le pisteur de vinyles

« Prosper Saline ouvrit immédiatement la négociation :
— Et si j’accepte de t’aider, quel sera mon salaire ?
Un sourire se dessina sur les lèvres de Rainbow Man. Il tendit la main, doigts écartés, et il lâcha quelques mots tout contre sa paume. Le pisteur comprit que le chef possédait un corpocellulaire intégré directement à sa peau, résultat d’une technologie depuis longtemps utilisée par les habitants de Fortune Cité. (…)
— Si tu retrouves le vinyle de Dégâts d’âme, ces disques sont à toi. Comme tu peux le constater, ils valent une fortune. Je sais que tu as des clients qui pourraient te les acheter. »

« (…) en acceptant de mener cette enquête, Saline allait se retrouver dans un univers occulte, au coeur des clichés du heavy metal, avec ses possessions démoniaques, ses puissances infernales et ses musiques tonitruantes. »

Sur les traces du mystique

Sur les traces du mystique« Les enquêteurs n’avaient pas retenu ma version des faits… Je ne savais pas encore comment je m’y prendrais, mais j’allais élucider cette affaire. Si j’avais pu imaginer les événements qui allaient suivre… »

« L’air avait une odeur de soufre qui me piquait les yeux. Dans la lumière de la lune, un spectacle inattendu s’offrait à moi. Un homme qui me paraissait gigantesque brandissait une épée à bout de bras. Son visage était invisible, dissimulé par un capuchon qui retombait bas sur son front. Devant lui se tenait un homme plus petit, bien qu’aussi agile et souple. Il brandissait sa propre épée de manière à parer les coups de son adversaire. Les manches de sa chemise étaient parsemées de taches plus sombres qui m’ont glacée. Ce n’était pas un jeu que j’avais sous les yeux, c’était un véritable duel. »

Le visiteur du soir

Le visiteur du soir

« Le journal ne mentionne nulle part le billet qu’ils ont laissé pour signifier que c’était un emprunt.
– Nous voilà dans de beaux draps, lance Vincent. »

« Charles et Vincent dévalent les escaliers aussi vite qu’ils le peuvent. Dans sa course, Charles protège du mieux qu’il peut son précieux butin.
Courir, sortir au plus vite du musée : tel est l’objectif. Ne jamais regarder en arrière pour ne pas perdre de temps.
Fuir. Courir à bout de souffle. À toutes jambes. Enfin, le hall d’entrée. Une victoire. Une dernière porte et c’est la rue Sherbrooke et trépidante animation.
La porte s’ouvre. L’alarme retentit effroyablement… »

Édition 2010 (1ère parution en 1980)