L’étrange cas Xavier Morneau

L'étrange cas Xavier MorneauÀ Saint-Pamphile-de-Thurston, rien n’est
plus pareil depuis que Xavier Morneau est
mort. La raison en est fort simple: Xavier bouge
toujours ! Envers et contre tous, il est retourné
à la maison, a repris ses cours et même le
contact avec sa petite amie.
Mais mourir entraîne tout de même quelques
désagréments…
L’étrange cas Xavier Morneau est la succession
des histoires des habitants de la petite
municipalité qui ont côtoyé cet adolescent au
destin improbable. Un récit à plus d’une voix
et rempli de rebondissements à la fois satiriques
et cruels, dans la tradition du réalisme magique.
Est-il mort ? Est-il vivant ? La question est
posée… Saint-Pamphile-de-Thurston attend
toujours la réponse.

La nuit des chats zombies

La nuit des chats zombiesVendredi 13, soir de pleine lune, Cora Bilodeau reste seule à la maison à regarder des films d’horreur. Nouvellement installée dans un village de campagne, elle n’a pas d’amis. Même Grizzly, son chat adoré, préfère explorer la région plutôt que de lui tenir compagnie.
Un cri d’agonie retentit. Grizzly gît sur le pas de la porte, grièvement blessé.
Si seulement son chat s’était contenté de mourir…
Ce soir, à Val-du-Lac, une étrange épidémie transforme les félins en effroyables créatures d’outre-tombe. La nuit s’annonce longue… et sanglante.

« Tandis qu’elle retourne la dépouille avec le pied, elle aperçoit, dégoûtée, un trou sanguinolent sur le côté de la tête. Cora n’est pas experte en scènes de crime, mais cela ressemble à une blessure par balle. Qui peut être assez détraqué pour tirer sur un chat errant ? »

La prochaine fois, ce sera toi!

La prochaine fois, ce sera toi!«– Demande à madame Munro ou à quelqu’un d’autre d’appeler immédiatement une ambulance, lui ordonna monsieur Gingras en apercevant du sang couler sous la porte. Vite ! Voyant l’élève repartir à petits pas, il s’écria :
— Plus vite, nom de Dieu !
Pourtant, Barbara faisait tout son possible. Elle luttait même contre une envie folle de s’écraser par terre et d’y rester immobile. Elle atteignit finalement le bureau de la directrice.
En son absence, Mireille, la secrétaire l’accueillit :
— Monsieur Gingras veut une ambulance, souffla faiblement Barbara.
— Assieds-toi et explique lentement ce qui se passe, lui ordonna gentiment Mireille.
Barbara raconta d’un trait et sans émotion l’accident dont Marie-Pier venait d’être victime :
— J’ai l’impression que le gars l’a poussée, conclut-elle.
— Et sais-tu de qui il s’agit ? demanda Mireille tout en attrapant le combiné pour com- poser le 9-1-1.»

« À mesure que le message se transmettait, la rumeur s’alimentait et s’amplifiait. On passa de Marie-Pier “qui a culbuté” à Marie-Pier “qui a été poussée”, puis Marie-Pier “qui a été attaquée.” »