Ma vie zigzague

Ma vie zigzague« Le doc remue les fesses sur sa chaise puis il me balance, à son tour, la pire nouvelle qui soit.
– Mais Charles, il n’a jamais été question que Patrick Roy vienne à l’hôpital avant Noël. »

« Le médecin semble impressionné par mes bleus. La belle affaire !
S’il était gardien de but chez les Pee-Wee, il comprendrait. On n’est plus chez les Atomes, là; c’est du sérieux.
(…) Il ne parle que de combat, d’armement médical, de protocoles, de chimio, de radiothérapie, de VAP, de POMP, de MOPP.
– Docteur ! Pas besoin de continuer ! C’est vous qui n’avez rien compris. C’est une farce. Je n’ai rien. C’est une idée que nous avons eue Maxime, Eunice et moi. Faire semblant que je suis malade afin d’entrer à l’hôpital. Comme ça, je pourrai voir Patrick Roy quand il va venir visiter l’hôpital Sainte-Justine, cette semaine. »

Édition 2009 (1ère parution en 1999) – Nouveau format

Casse-tête chinois

Casse-tête chinois« – Et que comptes-tu faire avec l’enquête ? Poursuivre ou abandonner ?
– Je dois t’avouer que le mystère entourant cette affaire me fascine. Le cas Beaulieu est un dossier irrésistible , mais décourageant par bout. J’ai vérifié auprès des compagnies aériennes, des hôpitaux. Rien. J’ai interrogé les voisins. Rien d’intéressant non plus. Les pistes se dérobent comme des veines fuyantes.
– Alors ?
– Alors je pense poursuivre l’enquête tout de même, par défi, par curiosité, par conscience professionnelle aussi.
Cécile détourne le regard pour ne pas rire au mot “conscience professionnelle”. »

« – Si je savais au moins pourquoi cet individu bizarre a disparu comme ça du jour au lendemain. Qui aurait intérêt à faire disparaître Michel Desmarais ? »

Édition 2008 (1ère parution en 1985)

Un été sur le Richelieu

Un été sur le Richelieu« – Tes histoires de trésor et d’épave, c’est bon pour les films de série B. Franchement ne nous prends pas pour des poires. Tu essaies de te rendre intéressante, un point c’est tout.
– Mais puisque je vous le dis. Pourquoi je vous conterais des histoires? Et puis, je n’ai pas parlé de trésor. J’ai parlé d’épave seulement.
– Ouais…
– Puisque vous n’avez pas du tout l’air ni l’envie de me croire, Salut ! conclut sèchement Nathalie.
Laurent et Benoît restent là décontenancés.
Laurent regarde son ami, hésite, puis crie de toutes ses forces.
– NATHALIE ! NATHALIE ! ATTENDS-NOUS, ON ARRIVE! »

« Je pense que la cabane est le lieu le plus sûr (…)
Derrière eux, un bruissement de feuilles, et ce n’est pas le vent qui joue dans les arbres. Des bruits de pas feutrés. De l’ombre sur les bosquets. »

Édition 2008 (1ère parution en 1982)