Vendredi, jour de défi

Vendredi, jour de défi« -Tu pleures pour rien Gabrielle, déclare Steve. Julien va aller te le chercher.
Hein, Julien ? Après tout, c’est le foulard de ta blonde.
Ah… Mais non, j’oubliais… Tu es bien trop peureux !

Je m’en vais rétorquer que ça n’a rien à voir avec la peur. Qui serait assez fou pour s’aventurer sur un tronc d’arbre, à des mètres au-dessus d’une rivière démontée ? »

Jeudi, jour de jalousie

Jeudi, jour de jalousie« Chaque jour, je me suis senti un peu plus de trop entre ces deux-là. Le malheur, c’est qu’Édouard est un marcheur, comme Michaël et moi. Il a même fallu qu’il déménage sur la même rue que mon ami. Il marche donc avec nous. En fait, JE marche avec EUX. Il faut m’ajuster à leurs pas, sinon je me retrouve seul. Et ils ne s’en aperçoivent même pas ! Ils sont trop occupés à parler ensemble. Jeudi, ils sont même partis de l’école sans moi. J’ai dû courir pour les rattraper. »

Mercredi, jour de fête

Mercredi, jour de fête« Maman va retirer deux cadeaux sous le sapin. Deux de moins pour Noël ?
Je défais les emballages rouges et verts en rêvant à du papier d’anniversaire bleu, jaune, orange, mauve.

(…) Ce n’est pas compliqué, mes cadeaux de fête n’ont toujours été qu’une petite avance sur ceux de Noël. Je suis gentil et poli.
Je me force donc à sourire.
— Va vite te préparer pour l’école, dit maman. On te revoit ce soir, sur la scène !  »