Pépé Camisole, un hiver pas comme les autres

Pépé Camisole, un hiver pas comme les autres« Lucien semble être au courant de tous les secrets qui concernent la station de métro Jarry.
Il sort un marteau et un gros tournevis de son sac à dos.
Celui-ci ne contient pas de collation comme il nous l’avait d’abord annoncé, mais un marteau, un tournevis et une grosse lampe de poche.
— Qu’est-ce que tu fais ? demande Simon d’une voix inquiète.
— Faut entrer là-dedans ! lui répond Lucien. Et pour entrer là-dedans, il faut faire sauter le cadenas.
— T’es fou ! rétorque Paulo. Ça va faire trop de bruit. Et si on est pris, on va se retrouver au poste de police. Je vais manger la volée de ma vie, si mon père est obligé de venir me sortir de prison. Te rends-tu compte ? On pourrait devenir des bandits pour un simple coup de marteau. »

Pépé Camisole, un automne haut en couleur

Pépé Camisole, un automne haut en couleur« Donc, comme je le disais, de nouveaux voisins nous sont atterris dessus. Tombés comme ça, en plein milieu de nos vies et en plein début septembre. Avec armes et bagages sans avertissement ni sommation et sans la moindre provocation de notre part.
Une véritable déclaration de guerre !
Remarquez, on s’attendait bien à voir débarquer un jour ou l’autre des étrangers dans cette maison inoccupée depuis des mois. Mais des étrangers aussi étranges que ceux-là, ça, je dois admettre que personne ne l’avait prévu, ni papa ni moi.»

(…) ces voisins-là jaspinent un sabir incroyable qui n’en fait ni des Français, ni des Anglais, ni des Italiens, ni des Espagnols, ni des Allemands, rien de tout ça.

Pépé Camisole et tous les matins d’été

Pépé Camisole et tous les matins d'été«J’aime pas trop l’idée de tricher si tu veux le savoir. Si on se fait prendre, hein ?
— On se fera pas prendre, je te jure. Pépé, sainte-bénite, tu vas pas me laisser tomber ? Si tu m’aides pas un peu, je suis fini. J’ai coulé en religion et en histoire. Si je coule aussi en géographie, je vais être obligé de reprendre ma sixième. On sera plus ensemble.
Je te jure que l’année prochaine, j’vais me forcer. Envoye, Pépé, s’il vous plaît, fais ça pour moi !
J’ai finalement cédé. Laisser tomber un ami en danger de mort, ça ne se fait pas, après tout.
— J’espère au moins que t’as bien retenu notre code ! »

« On nous distribue le questionnaire vite fait, et bing ! l’examen commence. Cinq professeurs sont chargés de nous surveiller. »