Le tigre de porcelaine

Le tigre de porcelaineLe concert qui permettrait à Clara d’entrer au Conservatoire va commencer quand ses parents, assis au premier rang, sont soudain chassés de leurs places par le couple Smith. Choquée, Clara est incapable de jouer.
Dans son esprit, tout s’emmêle. Les bombes du FLQ ; la Ville, qui projette de raser son quartier, menaçant l’imprimerie familiale ; le courage de Rosa Parks qui a su dire non au Blanc revendiquant sa place dans l’autobus ; les efforts des derniers mois, surtout, à s’exercer sous le regard du tigre de porcelaine.
Clara n’a pas fait tous ces sacrifices pour rien. Ce concert est le sien. Les Smith n’ont pas le droit de lui gâcher ce moment. Elle doit se faire respecter.
Maintenant !

Les Oiseaux de bonheur

Les Oiseaux de bonheurMon grand-père divorcé est parti et il n’est jamais revenu. Il écrit de temps en temps, des vraies lettres sur du vrai papier plié dans une vraie enveloppe que le facteur dépose quatre, cinq fois pas année dans notre casier de l’immeuble. Dernièrement, il nous a annoncé son ardent désir de retrouver sa fille adorée, ma mère, mais surtout moi, son petit-fils, qu’il n’a pas revu, sauf en photos. Mon amie Coralie croit que ce serait une bonne idée de présenter mon grand-père à sa grand-mère. Elle aimerait que tous deux deviennent des amoureux. Avec notre copain Oussama, nous préparons donc une rencontre qui paraîtra improvisée.
Mais une sacrée surprise nous attend. Parce qu’il y a vraiment beaucoup de choses qu’on ignore à propos de mon grand-père, de la grand-mère de Coralie… et des oiseaux de bonheur.

«–Mais enfin, pourquoi tu tiens tant à lier mon grand-père à ta grand-mère ? Elle n’est même pas divorcée,
ni veuve, ni séparée…
– Je ne te parle pas de la
remarier, mais de lui trouver un joli compagnon… »

Dans le cœur de Florence

Dans le cœur de FlorenceFlorence a 16 ans. Pas d’amis, pas d’amoureux. Mais elle écrit. Elle passe tout son temps à écrire dans son cahier, à imaginer, inventer, créer. Quand elle n’écrit pas, ses idées se bousculent comme une rivière en crue. Son écriture est fougueuse, déliée, pas encore domptée. Le rythme de l’urgence. Florence écrit comme elle pense.
À la maison, rien n’est simple pour Florence, et elle riposte. Coups de gueule, insolence, provocation. Elle trouve refuge sur la grève, happée par le paysage sauvage de Charlevoix. Elle parle à sa mère, qui n’est plus là. Les épaules appuyées contre la montagne, le coeur sur le rivage. Des garçons gravitent autour d’elle.
Manu, Toby, le bluesman. Florence les évite, les désire, les repousse. Seule la création lui permet de garder son équilibre, à cet âge où l’avenir ressemble à un banc de brume. Son cahier d’écriture, dont elle ne se sépare jamais, est sa bouée. Mais elle le perd. Et tout bascule. Poussée dans le vide sans parachute. Elle ira jusqu’au bout dans l’affirmation de sa création.